Propositions de thèse à Oniris

L'UMR 1300 BioEpAR propose à partir de septembre-octobre 2013 un sujet de thèse d'université (3 ans) 

" Optimisation de l’usage des antiparasitaires chez la génisse d’élevage en vue de prévenir le risque d’émergence de populations de strongles digestifs résistants : développement d’une stratégie durable de traitement sélectif. »

Résumé du projet :

« L’usage fréquent et quasi-exclusif des anthelminthiques pour la maîtrise des strongles chez les bovins entraîne des risques en termes de développement de l’immunité antiparasitaire et d’émergence de strongles résistants. Le projet vise à mettre en évidence la variabilité naturelle des infestations par les strongles chez les bovins en première saison de pâture puis à exploiter cette variabilité en développant une stratégie de traitement sélectif ciblant les interventions antiparasitaires sur les animaux les plus parasités. Dans une première étape, réalisée en fermes expérimentales, le profil de réponse des animaux aux infestations au cours et fin de saison de pâturage sera caractérisé par des indicateurs parasitologiques et la croissance. La seconde étape sera réalisée à l’aide d’un réseau d’éleveurs expérimentateurs innovants et consistera en une évaluation des critères techniques et opérationnels de la démarche de traitement sélectif en comparaison du traitement collectif classique. Des perspectives de recherche à plus long terme sur la résistance génétique des bovins au parasitisme pourront découler de ce projet. Le projet devra être accompagné par la mise en place d’actions d’information et de formation sur les stratégies de maîtrise durable du parasitisme à destination des éleveurs. » 

Le candidat devra avoir un profil "mixte" alliant des compétences en biologie des agents pathogènes (diagnostic parasitologique, immunologie), en épidémiologie et en production animal pour un équilibre des activités entre laboratoire/terrain/analyse de données. Une formation vétérinaire ou agronome est un plus mais ne constitue pas un pré-requis.

Contact : Christophe Chartier, unité de Médecine des Animaux d’Elevage, Oniris Site de la Chantrerie, christophe.chartier(at)oniris-nantes.fr

Etude de l'impact de l'exposition périnatale à de multiples contaminants environnementaux sur le comportement et le neurodéveloppement des enfants

3 mots-clés : épidémiologie / environnement / développement

Unité/équipe encadrante :  

Recherches épidémiologiques sur l'environnement, la reproduction et le développement, INSERM U1085 IRSET
Campus de Beaulieu, Université Rennes 1,
Avenue du Général Leclerc, 35042 Rennes  cedex, FRANCE

Nom du responsable scientifique : Cécile CHEVRIER (CR INSERM)
cecile.chevrier(at)univ-rennes1.fr
+33(0)2 23 23 61 26
http://www.irset.org/?page_id=3712    

Contexte socioéconomique et scientifique :

Le développement intra-utérin est une période de grande vulnérabilité et les atteintes à ce processus peuvent avoir des conséquences à long terme sur la santé de l’enfant (Numéro Spécial, Repro.Tox. 31(3) 2011). Un grand nombre de contaminants environnementaux ont des propriétés neurotoxiques et peuvent traverser la barrière placentaire, exposant ainsi le foetus (Shardein 1993). Certains de ces contaminants, tels que les métaux, les polychlorobiphényles (PCBs) et les retardateurs de flamme bromés s’accumulent dans l’environnement et exposent en particulier les femmes enceintes et les enfants, comme l’atteste leur présence dans les matrices biologiques (sang, cheveux) de ces populations (Etats-Unis : Woodruff et al. 2011 ; France : Chevrier et al. 2013). Il est donc pertinent d’identifier les atteintes neurodéveloppementales et les molécules possiblement responsables par des études longitudinales associant des mesures biologiques d’expositions à des évaluations standardisées sur le développement neuropsychologique et le comportement de l’enfant.

Sujet

Hypothèses et questions posées

L’objectif est d’évaluer si l’exposition prénatale et/ou postnatale aux polluants persistants tels que PCBs, retardateurs de flamme bromés (PBDE209 en particulier), plomb et mercure, induit une altération du comportement et de certaines fonctions cognitives et sensorielles des enfants à 6 ans. Ce projet s’appuie sur la cohorte mères-enfants PELAGIE mise en place dans la région Bretagne depuis 2002 par notre équipe et qui inclut un suivi du développement neuropsychologique d'environ 300 enfants. Les expositions périnatales à ces contaminants et divers co-facteurs (environnement familial) ont été mesurés à l’aide de biomarqueurs d’exposition (sang de cordon, cheveux), de dosages dans les poussières des lieux de vie et de questionnaires standardisés.

Etapes de la thèse et démarche

Il s'agira d'évaluer les liens statistiques possibles entre les niveaux d’exposition des enfants aux PCBs, retardateurs de flamme bromés (PBDE209 en particulier), plomb et mercure et les résultats des évaluations neuropsychologiques (attention/fonction exécutive, organisation visuospatiale, mémoire/apprentissage) à travers les outils NEPSY, WISC et FACT, en prenant en compte divers facteurs confondants tels que le HOME et la WAIS réalisé auprès de la mère. L’analyse statistique sera orientée de façon à prendre en compte plusieurs co-expositions simultanément dans le modèle (Billionnet et al. 2012 ; Petit et al. 2012). Le travail de thèse inclura un travail bibliographique important couvrant à la fois les disciplines de l'épidémiologie, la neuropsychologie, les statistiques et la toxicologie. 

Approches méthodologiques et techniques envisagées

Techniques statistiques spécifiques aux études épidémiologiques (modèles multivariés logistiques et linéaire, modèles d’équations structurelles ou statistiques bayésiennes ; Logiciel SAS)

Compétences scientifiques et techniques requises par le candidat

  • Autonomie et initiative dans la recherche bibliographique
  • Compétence en statistiques : régressions linéaires, régressions de poisson et régressions logistiques. La connaissance de la régression PLS, de l’analyse factorielle et/ou des statistiques par approche bayésienne serait un plus.
  • Forte motivation et intérêt pour la recherche en épidémiologie environnementale.
  • Anglais écrit.
  • Travail en équipe. 

Candidature à présenter dès que possible à Cécile CHEVRIER (coordonnées ci-dessus)